Groupe environnement

7 mai 2019

 

Réunion en présence de Marie France Barthet, animée par Marie Kerboas et avec la participation de Pascal Hussonnois ( Démocratie participative).

Valorisation des déchets

La réflexion s’appuie sur la feuille de route du gouvernement concernant l’économie circulaire et  dont les objectifs principaux à l’horizon 2025 sont :

  • Réduire de 50% la quantité de déchets non dangereux mis en décharge
  • Tendre vers 100% de plastiques recyclés
  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre
  • Créer 300 000 emplois supplémentaires.

La réunion commence par un tour de table où chacun fait part de sa pratique en matière de traitement des déchets.

Tous les participants effectuent un tri sélectif préconisé par l’agglomération et apportent les encombrants et les déchets verts à la déchèterie.

Ceux qui ont un jardin recyclent les  déchets compostables ou élèvent des poules.

Les vêtements et les textiles sont soit donnés à des associations, soit déposés dans des bacs de ramassage ( Le Relais).

Les appareils ménagers et électroniques sont déposés à la déchèterie ou mieux dans des recycleries comme celle de Perpignan Polygone Nord.

Le bois  non traité sert de combustible.

Pour limiter l’emploi des emballages superflus, plusieurs réduisent ou suppriment la consommation d’eau minérale, achètent des produits en vrac, et optent pour des emballages réutilisables.

Certains ont même choisi de fabriquer eux-mêmes leurs produits ménagers et d’hygiène.

La question des économies d’eau est évoquée et ce thème très important sera l’objet de la prochaine réunion.

 

État des lieux et propositions pour la commune de Leucate

  • Le problème des conteneurs est évoqué : nombre, localisation, rythme du relevé des ordures et risques de débordement

Ce ramassage devrait tenir davantage compte de la sur-fréquentation de la station en période estivale.

  • Les poubelles sur la plage ne sont ni en nombre suffisant ni adaptées au tri sélectif. On peut par exemple imaginer des poubelles  esthétiques ludiques et incitatives
  • L’intérêt et la possibilité de recycler sur place certains déchets ont été mentionnés, par exemple les huiles de cuisine et les déchets provenant des restaurants.
  • Des composteurs communaux pourraient être installés dans les quartiers
  • Il importe aussi d’inciter les collectivités comme les cantines scolaires ou la maison de retraite à trouver des solutions pour éviter le gaspillage de nourriture.

La valorisation sur place, à Leucate, de certains déchets, répondrait ainsi en partie aux principes de l’économie circulaire :

=> pas de transport jusqu’à Narbonne puis Carcassonne pour la valorisation = réduction des émissions de CO2

=> valorisation pour une autre utilisation = création d’une nouvelle matière première utilisable sur place (compost, engrais vert, combustible…) ou réparation / transformation de matériels

=> création d’emplois sur la commune

De même, l’achat de produits fabriqués par des producteurs locaux permettrait de réduire à la fois les transports, donc les émissions de CO2, les emballages avec la possibilité d’acheter en vrac,  ce qui  permettrait de contribuer ainsi à l’économie locale et à la création d’emplois

Tous ces objectifs ne pourront être atteints que si des démarches à caractère pédagogique sont mises en place auprès de tous, aussi bien adultes qu’enfants pour inciter chacun à respecter les consignes de tri, ne pas jeter de déchets sur la voie publique : déjections canines, mégots, papiers. On fait le pari que des actions menées auprès des enfants et des jeunes auront des effets bénéfiques sur le comportement des adultes.

Photovoltaïque

Intervention de Jean Lacuve sur le photovoltaïque au nom du groupe énergies renouvelables.

En préambule sont exposées quelques notions de base sur l’électricité et une description technique du fonctionnement des panneaux photovoltaïques :   dimensions, rendement ….

Pour les particuliers le choix de cette forme d’énergie est basé sur l’autoconsommation : l’usager utilise l’électricité produite et le surplus est revendu à EDF pour 0,10 euros par kilowatt / heure.

Cette installation est soumise à une déclaration de travaux.  De plus Leucate étant classé en Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager( ZPPAUP) l’accord de l’architecte des bâtiments de France est obligatoire. Actuellement les refus sont essentiellement motivés par des raisons d’ordre esthétique. Les tuiles photovoltaïques, plus esthétiques et susceptibles d’être acceptées sont trois à cinq fois plus coûteuses.

Pour les collectivités le principe est basé sur l’auto consommation et la gestion est faite par ENEDIS. Quelques exemples sont cités dans les environs :  domaine Dornier à Maury, Carrefour à Claira, Mitjavila à Rivesaltes, parking de l’aéroport à Rivesaltes…

Ont été évoquées ensuite d’autres formes d’énergies renouvelables qui pourraient faire l’objet d’une réflexion ultérieure : eco quartiers de Marseille dont l’alimentation en énergie des bâtiments est assurée par la thalassothermie, géo thermie sèche à Blagnac.

Un grand merci à tous les présents, particulièrement à Pascal Hussonnois pour ses dessins au plus près de notre réflexion, Marie France Barthet, Marie et Philippe pour son accueil.

La prochaine réunion aura lieu chez

Philippe Duran le mardi 4 juin,

sur le thème de l’eau.